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Bourses de stages 2026 ELIT ImmuNE - Les projets soutenus

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  • Du 19 janvier 2026 au 31 août 2026
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Afin d’accompagner l’émergence de projets et collaborations interdisciplinaires associant les sciences humaines et sociales (SHS) aux sciences de l’ingénieur et/ou de la santé, le réseau de recherche ELIT soutient depuis 2023 des projets interdisciplinaires au travers d'un dispositif de bourses de stages pour des étudiantes et étudiants en première ou deuxième année de master. Sont soutenus des projets collaboratifs entre au moins deux laboratoires de recherche, dont au moins un laboratoire de SHS de Nantes Université.

Contexte

Le réseau de recherche ELIT (Elaborating InTerdisciplinarity with SSH) vise à fédérer et développer les relations interdisciplinaires entre les sciences humaines et sociales (SHS) et les sciences de l'ingénieur et de la santé, afin d’élaborer ensemble des problématiques communes relatives aux perspectives futures de ces domaines. Lieu de mise en oeuvre d’une méthodologie interdisciplinaire, ELIT se propose d’être un incubateur pour penser, comprendre et articuler les interactions interdisciplinaires autour des enjeux de la santé du futur et de l'industrie du futur en permettant aux chercheurs et chercheuses de toutes disciplines de partager leurs analyses et leurs expertises dès les premières étapes de la conception des programmes de recherche.

Afin d’accompagner l’émergence de projets et collaborations interdisciplinaires associant les SHS aux sciences de l’ingénieur et/ou de la santé autour des enjeux de la santé et de l'industrie du futur, ELIT soutient des projets interdisciplinaires au travers d'un dispositif de bourses de stages pour des étudiants et étudiantes en première ou deuxième année de master. Depuis 2023, 17 projets et 25 stages ont été soutenus par le biais de ce dispositif (en savoir plus sur les projets soutenus les années précédentes).


Nouveauté 2025-2026 : Partenariat entre le réseau ELIT et le Labex ImmuNE

Le Labex ImmuNE (Immunology Nantes Excellence) souhaite encourager les nouvelles initiatives interdisciplinaires associant l’immunologie à une discipline des SHS. Il s'est donc joint à ELIT pour l'appel 2026. Une bourse est ainsi spécifiquement financée par le Labex ImmuNE sur un projet porté au sein de ses équipes et intégrant des questions liées aux SHS, afin d’apporter une dimension supplémentaire aux pratiques de recherche en immunologie.


Présentations détaillées des 4 projets lauréats de l'appel 2026

Les projets sont présentés selon un ordre chronologique (en commençant par le projet ayant débuté le plus tôt).

PROJET 1 : META-DIET : Méta-analyse de l'Alimentation Humaine et Canine à travers le Temps

Stagiaire : Juan Manuel Ariza (stage de janvier à juin 2026), étudiant au sein du Master Archéologie, sciences pour l'archéologie, parcours Métiers de l'Archéologie, Spécialité Sociétés, Cultures et Territoires (Nantes Université)

Porteur du projet : Yves Henigfeld (LARA) 
Co-portage : Nora Navarro-Gonzalez (BIOEPAR), Aurélia Borvon (ArScAn/Laboratoire d’Anatomie Comparée)

Présentation du projet

L'alimentation est un déterminant majeur de la santé illustrant l’interdépendance entre l’homme, l'animal et leur environnement. C’est le cas notamment de la relation homme-chien, qui, au fil du temps, a été façonnée par l'alimentation et les contraintes environnementales. Ce lien alimentaire peut être quantitativement retracé grâce au dosage des isotopes stables du carbone et de l'azote dans les os ou autres tissus.

Ce projet interdisciplinaire vise à caractériser les dynamiques alimentaires homme-chien pour explorer les déterminants et les facteurs de risque susceptibles d'influencer la santé des deux espèces. Nous proposons une méta-analyse novatrice pour examiner les synchronies et les divergences entre les régimes humains et canins, explorant le rôle du chien en tant que sentinelle pour la santé humaine. En effet, le regard croisé sur l'alimentation humaine et animale dans une perspective « Une Seule Santé », permettrait de mieux comprendre le contexte actuel dans lequel les taux d'obésité et de certaines maladies chroniques augmentent de façon significative chez les humains et les carnivores domestiques.

Ce stage constitue la première étape d'un projet de recherche qui permettra :

  • Définir un protocole de collecte des données, comprenant les critères de sélection des publications en vue de la synthèse.
  • Constituer une base de données sur les signatures isotopiques (azote et carbone) des chiens et des humains à partir d'une revue systématique de la littérature scientifique.
  • Effectuer une synthèse qualitative (évaluation des risques de biais) et quantitative (méta-analyses) des études.
 

PROJET 2 : Réduire l’incertitude du patient greffé grâce à l'outil clinique DynPG

Stagiaire : Hugo Corbard (stage de mars à juillet 2026), étudiant au sein du M1 Ethique (Nantes Université)

EncadrementSophie Brouard (CR2TI), Sandra Gaboriau (CHU), Magali Giral (CR2TI) et Stéphane Tirard (CFV).

Présentation du projet

La transplantation rénale : entre cadeau et épée de Damoclès
L'insuffisance rénale chronique se définit par une perte progressive et irréversible de la fonction rénale chez l'individu. À son stade terminal, un traitement de suppléance devient indispensable : dialyse ou transplantation rénale. Aujourd’hui, la transplantation constitue le traitement de référence, en raison de ses bénéfices significatifs sur la qualité et l’espérance de vie. Cependant, cette amélioration s’accompagne d’une nouvelle forme de vulnérabilité. Le patient greffé est confronté à une incertitude durable concernant la survie de son greffon, estimée en moyenne à une quinzaine d’années. Cette incertitude est renforcée par la nécessité d’un traitement immunosuppresseur à vie, exigeant et contraignant.

Dans ce contexte, le patient évolue entre attitudes passives et actives :
  • des facteurs médicaux échappant à son contrôle ;
  • des facteurs comportementaux déterminant à son observance thérapeutique.
Une étude menée en 2024 estime qu'entre 36% et 55% des patients greffés présentent une observance insuffisante, augmentant significativement le risque de rejet du greffon. La prise en charge standard actuelle semble pouvoir être optimisée, c'est là que l'outil clinique DynPG intervient.

Le DynPG : un outil clinique permettant d'informer et réduire l’incertitude
Le DynPG (Dynamic Predictive Graft) est un outil clinique capable de calculer la probabilité de survie d’un greffon à un horizon de cinq ans. Le score est actualisé lors des consultations, ce qui permet d’intégrer l’évolution récente de la santé du patient et de fournir une estimation dynamique et individualisée de la survie de son greffon.
Ainsi, le DynPG rend plus lisible la trajectoire de survie du greffon, souvent perçue comme incertaine par le patient et le soignant. L’enjeu de ce projet est de déterminer comment présenter ce score lors d’une consultation de suivi afin que l’information soit comprise et utilisée comme un levier bénéfique pour la prise en charge globale du patient.

Réduire l’incertitude pour favoriser l’autogestion
Selon la théorie de l’incertitude dans la maladie développée par Merle Mishel, la clarté et l’accessibilité de l’information jouent un rôle central dans la diminution de l’incertitude perçue par le patient, favorisant ainsi son engagement dans la gestion de sa santé. Toutefois, cette dynamique n’est pas certaine, car lorsque l’information est interprétée comme menaçante, elle peut produire des effets contre-productifs. Par exemple, l’annonce d’un score défavorable peut être vécue comme une forme de condamnation, susceptible d’entraîner un désengagement, voire une rupture d’observance thérapeutique. Inversement, une information positive n’est pas nécessairement sans risque. En effet, un bon résultat peut induire un sentiment de sécurité excessif, conduisant le patient à relâcher sa vigilance, à se percevoir comme " hors de danger " et, par conséquent, à diminuer son implication dans le suivi ou l’adhésion au traitement. Ainsi, qu’elle soit négative ou positive, l’information comporte toujours un potentiel d’interprétation susceptible d’influencer les comportements du patient de manière ambivalente.

L’enjeu de cette recherche consiste donc à identifier les modalités de communication les plus pertinentes pour que le résultat du score soit perçu non comme un danger, mais comme une ressource mobilisable par le patient.

Cette problématique s’inscrit dans une transformation du modèle médical, marquée par le passage d’une logique paternaliste à un modèle informatif. Dans le premier, le médecin, détenteur du savoir, prescrit et décide, le patient se retrouve dans une position passive. À l’inverse, le second, largement utilisé aujourd’hui, reconnaît au patient un rôle actif dans la prise en charge de sa santé, impliquant une forme de responsabilité partagée. Le médecin est alors tenu de fournir une information claire, intelligible et adaptée, dans le respect des valeurs et des préférences du patient et en s'abstenant de l'orienter dans ses décisions. Cependant, ce modèle soulève des difficultés spécifiques, notamment en ce qui concerne l’annonce de mauvaises nouvelles : comment les formuler sans générer d’effets délétères ? De même, se pose la question de l’ajustement de l’information au niveau de compréhension et de compétence du patient, condition essentielle pour que celle-ci soit effectivement appropriée.

Hypothèse : une communication adaptée du score DynPG pourrait :
  • Réduire l'incertitude: l’explication claire du score et l’appropriation du résultat de celui-ci permettrait de transformer une incertitude en opportunité, en force.
  • Améliorer l'observance : l'estimation de la survie à cinq ans peut agir comme un renforcement positif, encourageant le patient à maintenir son traitement pour préserver ce score.
  • Renforcer l'autogestion : en comprenant les effets de son implication le patient peut devenir un acteur de sa propre santé.
Ce stage vise donc à étudier comment intégrer et communiquer un score dynamique et prédictif dans la prise en charge standard, afin de réduire l’incertitude vécue par le patient et favoriser une meilleure autogestion, condition nécessaire pour optimiser la survie du greffon à long terme.
 

PROJET 3 : PROMETEA : Prospective Memory Testing in an Ecological way

Binôme de stagiaires : Antony Ruiz (stage de mars à juin), étudiant en M2 Technologie, Ergonomie, Cognition et Handicap (Université de Bordeaux) et Amulya Bhandari (stage de mars à août), étudiant en M2 Info : DATA Sciences DS (Polytech Nantes).

Porteuse du projet : Frédérique Robin (LPPL)
Co-portage: Yannick Prié (LS2N), Toinon Vigier (LS2N)


Présentation du projet

 Présentation à venir prochainement.
 

PROJET 4 : LUMIVERSE : un univers virtuel pour s’immerger dans le théâtre des Lumières

Stagiaire : Narjisse El Manssouri (stage de mars à août 2026)

Porteuse du projet : Françoise Rubellin (LAMO)
Co-porteur : Oliver Aubert (LS2N)
 

Présentation du projet

Présentation à venir prochainement.
Mis à jour le 30 mars 2026.