Compagnie La Réciproque

Au travers des créations portées par la metteuse en scène Marie-Laure Crochant, La Réciproque mène un projet d’une vaste ambition : interroger la manière dont se représente le 21e siècle naissant, en bousculant le prêt-à-penser tout en s’autorisant un avenir poétique.

Après leur première collaboration sur la création de Dans La Solitude des Champs de Coton, variation(s) de Bernard Marie-Koltès, Marie-Laure Crochant, Stéphane Fromentin et Simon Le Moullec s’associent pour fonder la Réciproque et engager une investigation artistique au long cours, faisant de la formule de Camille de Toledo un credo : comment autoriser l’avenir ? Ces recherches les conduisent vers des textes rarement destinés au plateau, ouvrant des nouvelles pistes d’écriture dramatique qui mobilisent particulièrement, selon les projets, la musique live, l’image, la vidéo ou des scénographies organiques.

En 2016, Marie-Laure Crochant s’engage dans l’exploration de la collection Raconter la vie, fondée par le sociologue Pierre Rosanvallon. Elle crée Regarde les lumières mon amour, à partir du texte d’Annie Ernaux et interprété par Marilyn Leray, qui sera présentée au Grand T (Nantes), au Théâtre de l’Ephémère (Le Mans), au Grand R (La Roche/Yon) et sur d’autres scènes de la région. En 2017, Elle poursuit sa démarche en travaillant au Parlement des invisibles, un cycle de 5 lectures performées, nomades et musicales tirées de la collection, ainsi que de Cactus, un duo porté par le comédien Jérémy Colas et la chanteuse Bianca Iannuzzi.

Parallèlement à leur activité de création, la Réciproque mène un travail de transmission et de lectures sur les quartiers de Nantes, plus particulièrement sur le campus de l’université de Nantes.

Marie-Laure Crochant

Marie-Laure CrochantMarie-Laure Crochant est la directrice de la compagnie La Réciproque. Formée à l'école du TNB, elle joue dans les spectacles de Stanislas Nordey, d'Anne Théron, de Luc Bondy, de Robert Cantarella, de Patricia Allio, de Blandine Savetier. En 2005, elle reçoit le prix Jean-Jacques Gautier de la révélation théâtrale de l'année pour La Religieuse. Elle a travaillé dans différents projets hybrides, à la frontière de la danse et du théâtre notamment avec Régine Chopinot et Roland Fichet. En 2011, elle réalise sa première mise en scène : Dans La Solitude des Champs de Coton, variation(s) de Bernard Marie-Koltès. À la suite de cette création, elle fonde avec le comédien Simon Le Moullec et le musicien Stéphane Fromentin la compagnie La Réciproque. En 2014, ils créent Direct (état des lieux provisoire) au TU Nantes ainsi que Climat Centrale (Maquette).

Stéphane Fromentin

Stéphane FromentinMusicien atypique, Stéphane Fromentin commence sa carrière à Orléans en tant que guitariste et évolue progressivement vers un univers sonore plus expérimental à base d’électrophones trafiqués et d’improvisation. Il a notamment participé à des créations du théâtre des lucioles, reprenant des textes de Valère Novarina en cherchant à retranscrire le texte de manière abstraite à travers le son. Il collabore régulièrement avec des artistes du spectacles vivant en créant des ambiances sonores pour leurs spectacles, emmenant un nouvel espace d’intimité. Membre fondateur de La Réciproque c’est dans cette optique qu’il collabore avec Marie-Laure Crochant en composant non seulement pour ses lectures des textes issus de Raconter la vie, mais aussi dans le cadre des ateliers théâtre qui auront lieu à l’Université.

Jérémy Colas

TitulairJérémy Colase d’un bac professionnel, Jérémy Colas s'initie et se forme au théâtre au Conservatoire National d’Art Dramatique de Montpellier puis à l’Académie Théâtrale de l’Union (Limoges). Depuis 2008, il collabore régulièrement avec Hala Ghosn et le collectif La Poursuite dans un travail d'écriture collective et joue avec eux différents spectacles dont Les Primitifs et Apprivoiser la Panthère qui ont été tous deux au Festival d'Avignon Off. Parallèlement à son travail d'interprète, il crée en 2009, la Compagnie Un pas puis l’autre en Bretagne et dans ce cadre, met en scène Terre d'Espérance et Libertés Nomades de Sandrine Le Mével Hussenet. Il a mené de nombreux ateliers de transmission avec des publics divers notamment dans le cadre des Lycéâtrales, journées de théâtre au Lycée organisées dans le Morbihan. Cette saison, on peut le voir jouer dans L'Avare mis en scène par Hala Ghosn, en tournée la saison prochaine, et dans les premières étapes de travail de Cactus de Stéphane Geffroy mis en scène par Marie-laure Crochant.


 

Éric Watt

Éric Watt débute sa carrière de vidéaste en 1997 à Paris lorsqu'il réalise sa première installation vidéo, Les envahisseurs. Entre 1996 et 2017, il monte plus de trente créations entre vidéo, théâtre, bandes sons, essais. Et toujours, la question de l’autre, de la langue, de la traduction et la quête d’une Babel moderne, à inventer. Au cours de sa carrière il a réalisé plusieurs projets sur différents thèmes tels que Le Voyage Liquide pour Estuaire, épopée fleuve entre la source de la Loire et le dernier pont à St Nazaire, ou encore en 2010, avec Gilles Clément, Francis Hallé et Anne de Sterk, Éloge de l’arbre, essai géo-poétique à l’ère anthropocène, d’après le texte de Gilles Clément : L’alternative ambiante.
En 2013, il fonde le collectif Toplamak et collabore avec Frédéric Dumond, avec une première œuvre commune, Sur la piste, installation visuelle et sonore, dans le cadre de la manifestation "Genève villes et champs". Avec ce collectif, il crée en 2017 GéoPoéticSociety, vrai faux gps, écrit et interprété par Anne de Sterk, Frédéric Dumond et Eric Watt, commande du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, pour le parcours artistique, "Le Partage des Eaux".