• Le 23 mars 2015

L'Université de Nantes a signé en mars 2015 un contrat de raccordement au réseau de chaleur urbain nantais concernant 7 de ses sites. Emblématique de sa nouvelle politique patrimoniale, cette action concrétise l’engagement de l’université dans un nouveau modèle de gestion durable sur le plan environnemental, et responsable sur le plan budgétaire. L'Université de Nantes participe ainsi concrètement à l’atteinte des objectifs de transition énergétique fixés au niveau international, national et local.

Aujourd'hui, la place de l'Université de Nantes sur son territoire est incontournable. Avec 40 000 personnels et étudiants, 115 bâtiments, 424 000 m² sur plusieurs villes... l'université a la taille d'une ville moyenne au sein de la métropole. Un nantais sur 12 travaille ou étudie à l'Université de Nantes.
A ce titre, la question immobilière est cruciale et l'Université de Nantes a été l'une des premières en France à impulser une nouvelle politique en la matière : en terme d'impact environnemental (gestion de l'énergie...), de qualité de vie et de travail pour les étudiants et personnels et de maîtrise financière.

  • "Nécessité de repenser tout un modèle"
Le premier objectif du contrat de raccordement au 3ème réseau de chaleur urbain français que vient de signer l'Université de Nantes avec Nantes Métropole, est la maitrise de sa facture "énergies et fluides" qui s'élève aujourd'hui à plus de 4.800 000 euros par an. En remplaçant près de 60% de sa consommation actuelle de gaz, l'Université fait des économies et se détache des fluctuations des marchés mondiaux de l'énergie. Le second objectif de l'Université de Nantes est de réduire de façon conséquente les émissions de gaz à effet de serre générées par le chauffage des bâtiments. 84 % de la chaleur produite provient en effet d'énergies renouvelables (chaufferies biomasse + usine d'incinération...).
"Il y avait nécessité de repenser tout un modèle. Pendant longtemps, il n'y a pas eu de réflexion poussée sur les bâtiments publics. Aujourd'hui, les contraintes financières qui se posent à tous, nous obligent à changer de regard, à nous projeter sur le long terme, a déclaré Olivier Laboux, président de l'Université de Nantes. Nous avions le devoir de nous saisir de cette opportunité pour accélérer le mouvement de transition énergétique."

Piloté par l'Université de Nantes, ce projet a été conçu avec les autres établissements d'enseignement supérieurs présents sur les campus nantais (Audencia Nantes (CCI), le CNAM, l'école Centrale de Nantes, IFREMER, l'IMN CNRS, le CROUS) et les services déconcentrés de l'Etat implantés à proximité (rectorat).

  • Un projet ambitieux et collectif
Ce projet s'insère dans la politique publique de l'énergie de Nantes et de Nantes Métropole, qui a pour objectif de réduire de 30 % les émissions de CO2 par habitant d'ici 2020. Dès 2012, un plan ambitieux et collectif d'extension ''progressive'' des deux réseaux de chauffage urbain métropolitains a ainsi été mis en place.
Couvrant 22 km aujourd'hui, le nouveau réseau de chaleur Centre Loire s'étendra à l'horizon 2017 sur 63 km supplémentaires. Il sera alimenté à hauteur de 84% d'énergies renouvelables (EnR) recourant à la biomasse et à la combustion des déchets. Réduisant les émissions de gaz à effet de serre et permettant de limiter la hausse du prix de l'énergie pour un maximum d'habitants, il devrait permettre à terme d'alimenter près de 45 000 logements, contre 16 000 aujourd'hui, et de chauffer 50% des logements sociaux de Nantes.

Le raccordement de 7 sites universitaires devrait être effectif à partir d'octobre 2016



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