• Le 18 novembre 2019

Réchauffement climatique et transitions environnementales : Paul Fattal, vice-président qualité et développement durable de l’Université de Nantes répond à nos questions

Depuis 8 ans l’université de Nantes s’est emparée des enjeux climatiques et agit en faveur du développement durable. Désignée par le classement THE University Impact Rankings comme la 2e université française la plus engagée sur les questions d'impact social et économique, elle déploie une stratégie centrée autour de la transition énergétique et la gestion des déchets. Mais sa responsabilité sociétale ne s’arrête pas là. Face aux enjeux climatiques, la question est bien d’emmener la science à répondre à ce grand défi et de répondre aux attentes des étudiants et des entreprises avec des formations adaptées.
 

Comment agissez-vous pour réduire l’empreinte environnementale de l’établissement ?

Avec 40 000 usagers, 12 campus, 123 bâtiments, la consommation énergétique de notre université correspond à celle d’une collectivité de 120 000 habitants. Si nous n’agissons pas, la facture qui s’élève aujourd’hui à plus de 5 M€ doublera d’ici 2030 ! Avec les acteurs du patrimoine et de l’immobilier, nous œuvrons donc sur tous les plans pour réduire notre empreinte environnementale : réhabilitation des bâtiments, développement des énergies renouvelables, renforcement du pilotage des énergies,…

Nous travaillons également sur l'accompagnement des usagers sur les nouveaux comportements à travers des campagnes de sensibilisation.
 

La recherche peut-elle répondre à la lutte contre le réchauffement climatique ?

Répondre à ces enjeux constitue un défi majeur pour notre société et plus particulièrement pour la communauté scientifique. Les travaux du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat) l’illustrent, à ce titre, parfaitement. La recherche est incontournable sur ce sujet, aussi bien pour mieux comprendre les évolutions climatiques à venir et leurs impacts sur la planète, que pour initier le changement indispensable pour les générations futures. C’est un axe de réflexion qui irrigue tous les champs disciplinaires et que doit porter l'ensemble de nos communautés scientifiques.

A Nantes, nos chercheurs et enseignants-chercheurs réfléchissent aux solutions de demain en croisant les disciplines et les compétences. Stockage de l’énergie, valorisation des microalgues, photovoltaïque, utilisation des bioressources marines… une quinzaine de laboratoires de l’Université de Nantes et des dizaines de chercheurs sont impliqués dans une recherche sur cette thématique.
 

Comment accompagnez-vous la formation des étudiants à ces évolutions sociétales et économiques profondes ?

Nous avons la responsabilité de former les professionnels de demain. Ils doivent être en mesure de répondre aux attentes d’un monde économique qui se questionne sur ses changements de stratégie, les nouveaux métiers et leurs techniques dans un environnement aux ressources naturelles de plus en plus limitées ou fragiles.

Les enseignements que nous proposons en lien avec ces enjeux sont aujourd’hui de plus en plus répandus dans nos parcours universitaires en formation initiale et continue. Ils sont répartis dans 3 grands domaines : la maîtrise des énergies, les énergies renouvelables et le développement durable et la prévention des risques environnementaux.