Étudiants-entrepreneurs de la promotion Starter, programme d'accompagnement labellisé Pépite, ils racontent leur expérience du confinement. Miguel Pulgar, porteur d'un projet dans la restauration, revient sur la manière dont il a vécu cette période et comment il vit l'après-confinement.

Miguel Pulgar

Carte d'étudiant-entrepreneur //

  • Nom : Pulgar
  • Prénom : Miguel
  • Nom du projet : MEZCALERO
  • Parcours universitaire : Master Économie de l’environnement, de l’énergie et des transports (IAE) ; DIU Étudiant-entrepreneur (IAE)


Peux-tu "pitcher" ton projet en quelques lignes ?

Je souhaite ouvrir un bar mexicain qui a pour but d’immerger les nantais dans une ambiance festive et chaleureuse, faire découvrir des boissons traditionnelles du Mexique et passer un bon moment autour d’animations.
 

Comment as-tu réagi face à l’annonce du confinement, il y a 2 mois ?

Le confinement est arrivé si vite, cela m’a surpris. Au début, tout est devenu incertain pour moi, mes plans, mon travail d’intérimaire, le programme d’accompagnement Starter. Un bombardement de questions m’a très vite envahi. Je me suis demandé combien de temps ça allait durer, comment j’allais faire financièrement pendant cette période, comment le programme Starter serait assuré, quel serait l’impact sur l’économie, sur nos modes de vie, etc. 

J’étais aussi inquiet à l’idée d’avoir attrapé le virus après avoir été informé que plusieurs camarades de promo présentaient des symptômes liés au covid-19. Mais aucun de nous n’est tombé gravement malade et cela m’a rassuré.
 

Comment as-tu vécu cette période de confinement en tant qu’étudiant-entrepreneur ?

J’ai rencontré quelques difficultés sur le plan organisationnel et psychologique les deux premières semaines. Nous sommes 3 dans un appartement, c’était difficile de se concentrer pour travailler. La situation m'a mis beaucoup de pression. Garder une organisation de travail stricte allait m’en rajouter davantage.

J’ai donc décidé de lâcher prise et petit à petit, avec le soutien de mes proches, j’ai trouvé les solutions à mes problèmes. Coté organisationnel, j’ai défini un emploi de temps mais je ne le respecte pas à 100%. J’avance doucement et sans pression sur mes projets et ce que j’ai à faire. 


Pratiques-tu des activités pour te détendre ? 

Je médite régulièrement, je me suis remis au fitness et je passe la plupart de mon temps dans la cuisine. Cuisiner me permet de garder une bonne alimentation. Je mange chaud et chez moi, ce que je n’ai habituellement pas l’occasion de faire.
 

Comment s’organise l’accompagnement à distance ? T’y es-tu adapté ?

On a au moins deux visio par semaine, l’une pour suivre des ateliers ou des “Pépite classes” avec toute la promo et l’autre pour le suivi individuel. J’avoue qu’au début j’étais déçu parce que je préfère les ateliers et l’accompagnement en présentiel. Je comptais également travailler régulièrement dans l’espace de coworking de l’IAE et profiter de la bibliothèque universitaire. Mais après quelques semaines, je me suis fait à cet accompagnement en distanciel.
 

Cette période extra-ordinaire provoque-t-elle une remise en question de ton projet ?

Je me suis intéressé aux impacts positifs et négatifs de la crise sanitaire sur les différentes activités économiques. Les activités essentielles et utiles à la société sont celles qui ont attiré le plus mon attention. Le secteur d’activité dans lequel se situe mon projet, à savoir celui de la restauration, est très affecté par cette crise. Je me suis donc posé beaucoup de questions sur mon projet afin de le faire évoluer. 

Ce qui est certain c’est que je vais poursuivre ma voie dans l’entrepreneuriat. Je me sens même beaucoup plus motivé à contribuer à la société.
 

Un conseil pour bien vivre cet après-confinement ?

La méditation m’aide à prendre du recul vis-à-vis des situations compliquées. J’essaye d’observer mes émotions, de faire attention à mon sommeil, mon alimentation, mon activité physique. Cela m’aide à bien vivre les situations extraordinaires comme celle que nous traversons.