Étudiants-entrepreneurs de la promotion Starter, programme d'accompagnement labellisé Pépite, ils racontent comment ils vivent le confinement, comment ils s'adaptent à celui-ci et si cette période remet en question leur projet. Au tour de Morgane Carel de nous parler de son confinement.

Morgane Carel - étudiant-entrepreneur - Université de Nantes
"Énième challenge né sur Instagram, le "Quarantine Pillow Challenge", ma nouvelle tenue spéciale confinement".

Carte d'étudiante-entrepreneure //

  • Nom : Carel
  • Prénom : Morgane
  • Nom du projet : Association Liberté Maux 
  • Parcours universitaire : Licence LEA ; L2 Psychologie en cours 

Peux-tu "pitcher" ton projet en quelques lignes ?

Liberté Maux est une association qui permet aux victimes d'agressions sexuelles de se soutenir via un parcours complet de soin ayant pour but la libération de la parole ainsi que la résilience dans tous les domaines. Liberté Maux se veut être un espace moderne de prévention et de soins prenant en compte la personne dans sa globalité. Elle n’est pas une "association de plus" dans le domaine mais un groupe de personnes spécialisées dans la reconstruction globale et totale de la victime d'agression sexuelle. Au-delà de l’écoute, il faut conduire la victime vers une compréhension globale de son mal-être et l’accompagner vers un avenir serein.
 

Quelles ont été tes appréhensions à l'annonce du confinement ?  

Étant une personne qui ne tient pas en place, j'ai eu très peur de "péter les plombs" !
 

Aujourd'hui, comment vis-tu cette période en tant qu’étudiante-entrepreneure ?

Finalement, je prends le confinement de manière positive, c'est un bon moyen pour se recentrer sur soi et ses valeurs. Dans ce monde où tout va trop vite, ce temps de "pause" invite à l’introspection.  

Je garde un rythme de vie assez stricte, je me lève tôt et essaye de me coucher tôt. Le fait de continuer le programme d'accompagnement labellisé PÉPITE par visioconférences permet de garder le rythme. Il est plus difficile de travailler de chez soi et l'envie de procrastiner est très présente ! J'essaye de m'écouter et ne surtout pas me culpabiliser. Je souhaite rester dans une démarche positive, j'avance sur mon projet parce que j'en ai envie et que cela me fait plaisir non parce que « JE DOIS ». 

J'en profite également pour faire des activités que je n'ai pas forcément le temps de faire habituellement (cuisine, jardinage, lecture, peinture, séries,…).

Enfin, à l'heure où les restrictions se prolongent afin de lutter contre la propagation du virus, les réseaux sociaux se font le terrain de jeu idéal pour chasser l'ennui. Énième challenge né sur Instagram, le "Quarantine Pillow Challenge" : exit le jogging, bonjour l’oreiller. Un défi qui a l'avantage d'être très facile à réaliser. Nul besoin de savoir danser, dessiner ou encore d'avoir un quelconque talent de vidéaste. Il suffit de se cacher derrière un oreiller, maintenu par une ceinture à la taille, donnant l’impression de porter une tenue sophistiquée… et le résultat est plutôt flatteur. Pour moi, ce challenge représente ma nouvelle tenue spéciale confinement, un mix entre le lit et le tapis rouge : c'est tout un art ! 
 

Cette période extra-ordinaire provoque-t-elle une remise en question de ton projet ?

Je me pose beaucoup de questions tant sur ma personne, ma façon de vivre mais aussi la société en général. J'espère sincèrement qu'il y aura un AVANT/APRÈS confinement.

Il peut être difficile de garder la motivation pour travailler puisque nous sommes moins dans l'action que dans la réflexion. C'est pourtant une étape nécessaire dans la vie d'un entrepreneur. Personnellement, j'avance doucement mais sûrement dans la construction de mon projet !  

Je tenais à souligner que le confinement a pour triste conséquence une hausse des violences intrafamiliales. J’ai une pensée particulière pour toutes les personnes en danger chez elles. Face à l'urgence, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner a annoncé que les victimes pourraient désormais lancer l'alerte en pharmacie. Le pharmacien prévient ensuite la gendarmerie. Si la victime ne souhaite pas que les forces de l'ordre soient prévenues, il lui donne les informations sur la procédure à suivre. 

Un rappel des numéros utiles.
 

Un conseil pour "bien vivre" le confinement ?

Rester positif et prendre son mal en patience. J'entends que cette période peut être longue mais malheureusement nous n'avons pas le choix. Prenez ce temps pour vous, pour vos proches, autorisez-vous à respirer !