Étudiants-entrepreneurs de la promotion Starter, programme d'accompagnement labellisé Pépite, ils racontent comment ils vivent le confinement, comment ils s'adaptent à celui-ci et si cette période remet en question leur projet. Impliqué dans la recherche de solutions énergétiques low-tech, Loïck Kalioudjoglou nous parle de son expérience.

Loick Kalioudjoglou - étudiant-entrepreneur - Université de Nantes
 "En ce moment je découvre les joies de la programmation avec des cartes électroniques Arduino."


Carte d'étudiant-entrepreneur //

  • Nom : Kalioudjoglou
  • Prénom : Loïck
  • Nom du projet : Enerlog 
  • Parcours universitaire : Ingénieur et docteur à Polytech Nantes

Le projet // 

Le projet d’Enerlog s’inscrit dans une transition énergétique à une échelle locale visant à plus d'autonomie, de sobriété et une réappropriation des savoirs. À travers ce projet, je souhaite mettre à disposition mes compétences dans le domaine de la thermique, du numérique et de l’énergie pour faire émerger des solutions low-tech permettant une plus grande résilience.

Pour cela, je mets en place des solutions adaptées aux problématiques thermiques en m’appuyant sur des pratiques d’éco-conception et en accompagnant des personnes souhaitant limiter leur impact environnemental. Dans un premier temps, je développe un chauffage solaire aérothermique permettant de réchauffer l’habitat.
 

Le confinement // 

L’annonce : 

À l’annonce du confinement, mon premier réflexe a été de me plonger dans les chiffres pour mieux comprendre le phénomène de la pandémie et l’ampleur que ça pouvait prendre. Ça doit être mon côté scientifique mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Dans un second temps, je dois avouer que j’ai été assez anxieux pour moi et mes proches. Depuis quelques jours, j’arrive à prendre un peu plus de recul et à me remettre plus sereinement sur mes projets.

Expérience, adaptation, organisation :

J’ai la chance d’être dans une colocation de 4 personnes. On est tous en télétravail et c’est l’occasion de tester l’équilibre du groupe. Comme tout le monde travaille, j’arrive à garder un rythme. J’ai dû m’aménager un espace bureau pour m’aider à dissocier les temps de travail et les moments plus relax.

Je n’ai pas vraiment d’emploi du temps, mon projet me passionne et je m’y investis dès que j’ai du temps libre. Je sors d’une année 2019 qui m’a déjà permis de prendre beaucoup de recul. Je n’ai jamais autant voyagé et lu que l’année dernière. Je ne ressens pas trop le besoin de me recentrer sur ce qui est essentiel pour moi, même si j’imagine que le confinement doit être une période propice pour cela.

Cette période est aussi l’occasion pour moi de m’attaquer à des projets techniques que je n’avais pas encore pris le temps de faire. En ce moment, je découvre les joies de la programmation avec des cartes électroniques Arduino. J’ai besoin de programmer un ventilateur à partir de capteurs de température et d’humidité et ce prototypage me prend un peu de temps.

Confinement et projet entrepreneurial :

Je pense qu’il y aura un avant et un après Coronavirus. Ça ne remet pas trop en cause la ligne directrice de mon projet puisque celui-ci s’inscrit dans une démarche de sobriété et de transition de nos modes de vie. Cette crise majeure n’est peut-être que la première du 21e siècle car le réchauffement climatique et la chute de la biodiversité nous laisse présager encore de nombreux bouleversements. C’est l’heure d’envisager une vraie transition écologique et je tâche de faire ma part.

Le conseil de Loïck pour "bien" vivre le confinement : 

Mon conseil serait de prendre soin de soi et de ceux qui nous entourent et cela ne doit pas s’arrêter à la fin du confinement