Étudiante-entrepreneure à l’Université de Nantes, Qiujue Dai a co-organisé avec la communauté chinoise nantaise une collecte de dons pour venir en aide au CHU de Nantes compte tenu de la situation liée au Covid-19. Retour sur cette initiative solidaire.

Qiujue Dai - étudiant-entrepreneur - Université de Nantes

Peux-tu nous parler de ton projet entrepreneurial ? 

J’accompagne les entrepreneurs français qui souhaitent se développer en Chine en les mettant en relation avec les institutions, centres de recherche, et entreprises chinoises.
 

Tu as organisé avec la diaspora chinoise de Nantes une collecte de dons destinés au CHU de Nantes. Quelles ont été les étapes ? 

Il existe un groupe Wechat (application mobile chinoise de messagerie) composé de personnes qui pour la plupart résident et travaillent dans la région nantaise. Depuis le début du confinement, il a souvent été évoqué le manque de matériel dans les centres médicaux en France, notamment pour protéger les soignants. Nous avons donc souhaité apporter notre aide en lançant une collecte.

Tous les membres ont sollicité leur réseau et en 4 jours nous avons récolté près de 9000 euros. Certains dons proviennent de Français, habitant ou non la région, et d’autres nationalités. La collecte a été principalement gérée par l’une de nos membres avec les contributions d’autres personnes. De mon côté, je me suis impliquée dans la recherche de fournisseurs, la communication autour de la collecte et la gestion des paiements.
 

À quoi va servir la collecte de dons concrètement ? 

Une fois la collecte clôturée, nous avons fait l’achat de 20 000 masques que nous avons livrés aux personnels du CHU de Nantes pour qu’ils puissent se protéger.  
 

Qu'est-ce que cette initiative t'a apportée ?

Même si je n’avais pas envisagé m’investir dans le secteur médical,  je concrétise par le biais de cette initiative la mise en relation entre offres et besoins dans un contexte franco-chinois, ce qui est au cœur de mon projet initial. Je trouve également un sens profond à cet engagement, car je contribue à mon échelle à lutter contre le fléau du COVID-19.
 

Peux-tu rappeler quel est ton parcours universitaire et comment tu t'es lancée dans l'entrepreneuriat ?

Après une formation d’ingénieure en informatique et neuf ans passés au sein d’une société de conseil, je me suis réorientée vers les affaires internationales, notamment entre la France et la Chine par le biais du master Management International Franco-Chinois de l’IAE de Nantes. J’ai également suivi le programme Disrupt' Campus Nantes qui m’a fait apprécier l’esprit entrepreneurial et l’importance de l’innovation au sein des grandes entreprises et des start-up.

Tout cela m’a donné envie d’aller plus loin et de lancer une activité conjuguant les apports de ces deux formations. J’ai fait la demande du Statut étudiant-entrepreneur. Grâce à celui-ci, j’ai pu intégrer Starter, un programme d’accompagnement labellisé PÉPITE et j’ai pu substituer mon stage de fin de Master pour me concentrer au développement de mon projet.