Chez les étudiant.e.s

Les femmes sont aujourd’hui majoritaires chez les étudiantes : elles représentent 57% des près de 2.5 millions d’étudiantes et d’étudiants. Ce chiffre ne doit cependant pas masquer une grande disparité : la féminisation est de l’ordre de 70% en lettres et en langues et seulement de 25% en sciences fondamentales et applications.


Chez les enseignant.e.s-chercheur.e.s

L’absence de parité se retrouve au niveau global : les femmes ne représentent que 38% des 58 000 professeur.e.s (PR) et maître.sse.s de conférences (MC). Et le plafond de verre reste bien présent : toutes disciplines confondues, en 2014 on comptait  23 % de femmes parmi les PR.


A l’Université de Nantes

Dans l'établissement, la situation est encore plus déséquilibrée que la tendance nationale : les femmes représentent 41% des MC et 19 % des PR. La féminisation est plus élevée chez les enseignant.e.s du premier et second degré affectés à l’enseignement supérieur puisque les femmes représentent 45% des effectifs. Et si les statistiques ne témoignent pas d’un plafond de verre chez les BIATSS où les femmes représentent 53% des agents de la catégorie A, la répartition reste fortement hétérogène avec une sur-représentation féminine dans la catégorie C (74% des femmes).

Si la situation est encore largement déséquilibrée, on peut cependant noter en ce début du XXIème siècle des signes positifs et une évolution des mesures incitatives.
Née dans les années 2000 sous l’impulsion conjointe de l’Europe et du gouvernement français, la fonction de chargé.e. de mission égalité a connu un essor dès 2009 avec l’adoption d’une « Charte pour l’égalité entre femmes et hommes dans les établissements d’enseignement supérieur » par la Conférence des Présidents d’Université, puis s’est inscrite dans la loi en 2013 (article 45 de la loi du 22 juillet 2013 dite « loi Fioraso »).
En parallèle des missions parité ont été mises en place au CNRS et au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche qui publie désormais annuellement une feuille de route pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Dans le secteur privé, la loi Copé-Zimmermann  relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d’administration (minimum de 40 % pour le sexe le moins représenté) a été votée en 2011.