Intervenante : Laurence Vilaine, écrivain


Descriptif

On tend une main, on la retire. On tend l’oreille, on se recroqueville. On se comprend, on se méprend, on s’attire, on s’écarte, on court, on pleure, on chante. On lève le poing, on marche ensemble. Derrière ses lunettes ou la vitre d’un bus, au téléphone, dans la rue, à table, au lit, sur un ring – un pas en avant, vers l’autre toujours.

C’est cet élan que l’atelier d'écriture mené par Laurence Vilaine propose d’explorer. Et de guetter et d’écrire alors « ce qui bouge à l’intérieur » – sans bruit, dans un éclat de rire, un murmure, une colère… Comment ? À partir de textes partagés à voix haute, à partir d’oeuvres picturales ou sonores, par le biais de la fiction ou de l’autobiographie, les champs d’exploration seront multiples.

L’atelier est un espace « où l’on fabrique ensemble », dans une salle, à une table, mais peut-être aussi dehors, pourquoi pas dans la ville, en territoire connu ou non. Les textes pourront faire l’objet d’un travail de réécriture en vue d’être publiés dans un recueil, ou sous toute autre forme papier ou numérique.

>> Inscriptions lors du Forum des ateliers, mardi 25 septembre - 17h30-19h30 - Pôle étudiant (campus Tertre)
 

Informations pratiques

  • Ouvert à tous, sans prérequis
  • Nombre de participants : 15
  • Lieu : Pôle étudiant, Campus Tertre
  • Semestres : 1 et 2
  • Séances : lundi soir 18h-20h

Présentation de l'artiste

Laurence Vilaine est écrivain. Le silence ne sera qu'un souvenir (Gaïa, 2011 / Prix des Grandes Écoles et ENS Cachan) est son premier roman, qui prête la parole aux exclus. La Grande Villa est son deuxième, un roman intime sur ces lieux qui nous habitent, sur le vertige de l’absence et l’écriture.

En parallèle de ses chantiers romanesques, Laurence Vilaine conduit des ateliers d’écriture et, au fil de ses résidences, développe des projets artistiques en lien avec le territoire qui l'accueille – à Alger notamment, elle prépare la création « J’entends des chants de femmes », une lecture polyphonique avec trois artistes algériennes.

Sa démarche et son écriture vont de pair, qui tentent de tracer un chemin pour écouter ce que dit et ce que cache le monde – le vaste qui nous entoure, et en retour, inévitablement, le sien, un peu enfoui, tout au fond.

Photo : crédit Gaël Le Ny