• Le 26 août 2015

Pour la première fois, des scientifiques de la collaboration XENON, à laquelle est associée une équipe de recherche du laboratoire Subatech (Université de Nantes – Ecole des Mines de Nantes - CNRS), ont développé de nouvelles techniques d'analyse permettant de rechercher de possibles interactions entre la Matière Noire et les électrons orbitant autour du noyau des atomes. Les résultats ont été récemment publiés dans "Science" et "Physical Review Letters".

L'analyse des données a révélé des interactions extrêmement faibles entre les électrons et la Matière Noire, rejetant l'ensemble des modèles proposées jusque-là par les théoriciens, et notamment les observations de la collaboration DAMA/LIBRA. Pour parvenir à ces conclusions, la collaboration Xenon s'est appuyée sur plusieurs paramètres (variations temporelles potentielles, paramètres thermodynamiques, contributions des bruits de fond,...) à partir de données récupérées par le détecteur XENON100, au laboratoire de Gran Sasso (LNGS - Italie).

L'équipe Xénon du Laboratoire de physique subatomique et des technologies associées (Subatech), dirigée par Dominique Thers, est la seule équipe française à contribuer depuis 2009 à la collaboration XENON mise en place et dirigée par l'Université Columbia (New-York). Cette collaboration de chercheurs internationaux est déjà à l'origine de nombreux records autour de l'observation directe de Matière Noire.

A la lumière de ces nouveaux résultats, la controverse scientifique autour de la nature de la Matière Noire devrait être relancée...