• Le 21 mars 2017

Encelade n’a pas encore délivré tous ses secrets. Une équipe de recherche du Laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG / Université de Nantes – CNRS) et du LESIA (Observatoire de Paris) viennent en effet de démontrer que le petit satellite de Saturne serait plus chaud que prévu à l’un de ses pôles. Une preuve de plus de la présence d’un océan liquide quelques mètres sous sa surface glacée. Les résultats ont récemment été publiés dans la revue Nature Astronomy.

Au cours de la dernière décennie, la mission internationale de Cassini a révélé une intense activité au pôle sud de l'Encelade, là où la couche de glace ne ferait que quelques kilomètres d'épaisseur. Les dernières observations effectuées par le Radar/radiomètre de la sonde, et dont les résultats ont publiés dans Nature Astronomy, viennent de révéler des anomalies thermiques qui n'avaient pas encore été décelées jusqu'ici et suggéré que les premiers mètres du sous-sol étaient anormalement chauds. Des observations qui tendent à confirmer qu'un océan liquide pourrait donc être qu'à quelques kilomètres sous la surface gelée. En juin 2016 déjà, les chercheurs du LPG et de l'Université de Prague avaient déjà avancé pour la première fois l'hypothèse de la présence d'une couche fine de glace sur Encelade.

Credit photo : NASA/JPL/Space Science Institute