• Le 27 juin 2014

L’Université de Nantes va financer 10 projets de recherche interdisciplinaires dans le cadre du premier des trois appels à projets interdisciplinaire programmés sur trois ans (2013-2016). Une cinquantaine de projets novateurs impliquant plusieurs laboratoires de l’Université de Nantes seront soutenus d’ici 2016.

Depuis 2012, l'Université de Nantes a fait de l'interdisciplinarité un des axes majeurs de son projet scientifique. A ce titre, l'université a lancé dès 2013 un programme interdisciplinaire sur 3 ans, ouvert aux partenaires métropolitains et régionaux, pour permettre d'amorcer une dynamique interdisciplinaire au sein de l'établissement. Il a également vocation à mieux préparer les réponses aux appels à projets régionaux, nationaux et européens, et notamment le programme européen Horizon 2020.

"Je suis persuadé que l'interdisciplinarité est aujourd'hui un élément clé aussi bien sur le plan de la recherche fondamentale que sur celui de l'innovation technologique et sociale", souligne Frédéric Benhamou, Vice-président Recherche et Innovation de l'Université de Nantes. "C'est une aide majeure dans l'analyse et la compréhension des phénomènes et des systèmes complexes, dans le développement de technologies de rupture ou la compréhension et la conception de réponses aux grands enjeux sociétaux de la planète".

  • Priorité aux thématiques STIC et Santé
La première phase dite "exploratoire" de ce programme interdisciplinaire a permis de retenir 10 projets "d'amorçage", impliquant 16 laboratoires de l'Université de Nantes et portant sur une question scientifique précise, prioritairement liée aux thématiques STIC et Santé. "Ces projets permettent de financer partiellement des chercheurs qui souhaitent travailler ensemble, pendant un an, sur une approche interdisciplinaire novatrice, avec des capacités à créer des technologies ou des champs d'intervention scientifiques de rupture", rappelle Frédéric Benhamou. Parmi les grandes questions abordées sur cette première phase, les projets questionneront notamment la relation entre santé et justice pénale, les addictions au numérique, les biomatériaux ou encore les "smart cities".

Tous les projets amorcés cette année seront évalués d'ici 9 mois par un comité de scientifiques de très haut niveau rodés à l'interdisciplinarité. Les projets les mieux évalués pourront poursuivre sur la deuxième phase, avec des moyens plus importants auxquels s'ajouteront une allocation doctorale de l'Université de Nantes financée par l'établissement ou l'un de ses partenaires.