• Le 21 mars 2013

Un projet de biofaçade à base d'algues (1) auquel le Laboratoire de GEnie des Procédés - Environnement – Agroalimentaire (GEPEA - UMR 6144 – Université de Nantes – CNRS - Oniris) est associé, a été retenu dans le cadre du 15e Appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI 15). Un prototype unique en France pourrait prochainement voir le jour à Nantes. Objectif : développer les bâtiments de 3e génération.

Verra t-on un jour les murs de nos maisons recouverts entièrement d'algues pour nous chauffer ? Le projet "SymBio2" le permettra peut-être, et plus rapidement que l'on ne pense. Inventé par le cabinet d'architectes X-TU Architects, le projet se propose de cultiver dans un avenir proche des microalgues sur les façades des bâtiments en tirant pleinement profit des échanges thermiques et chimiques. "L'objectif est d'améliorer les qualités environnementales du bâtiment (performance énergétique, captation du CO2,...). On pourrait ainsi réduire de 50 % la consommation de chauffage et rafraîchissement par rapport à un bâtiment RT 2012".

  • Une production de microalgues efficace
Pour pouvoir fonctionner, ces futures "biofaçades" intègreront des "capteurs solaires biologiques" récemment développés par le Laboratoire de GEnie des Procédés - Environnement - Agroalimentaire (GEPEA), un des laboratoires français les plus en pointe dans le domaine des bioénergies et des cultures contrôlées de microalgues. "Chaque capteur renferme une lame d'eau de quelques centimètres qui permet aux microalgues de se développer et de croître. Les particularités du capteur permettront de réduire de plus de 90% le volume d'eau nécessaire à la production de microalgues par rapport à une culture en bassins." Le GEPEA est particulièrement impliqué sur les enjeux liés aux Energies Marines Renouvelables (EMR), et ce jusqu'à très récemment avec la mise en place, en janvier 2013, à Saint-Nazaire, d'une plateforme de production industrielle de microalgues qui permettra, à terme, de produire en masse les biocarburants de 3e génération.

  • Un premier projet-pilote de biofaçade en réflexion à Nantes
Le Groupe Séché Environnement réalisera un premier projet-pilote. En fonction des résultats, le groupe envisagera d'installer ce pilote sur l'incinérateur des déchets Alcéa de Nantes. La biofaçade exploitera la chaleur rejetée lors de l'incinération des déchets, le CO2 présent dans les fumées d'évacuation et les eaux pluviales récupérées pour cultiver les algues. Si les essais sont concluants, les biofaçades pourraient se développer sur d'autres bâtiments et encourager, à l'avenir, la création d'éco-quartiers.

(1) Le projet SymBio2 est porté par le groupe Séché Environnement, labellisé par Valorial et co-labellisé par Advancity. D'un montant global de 4,9 M€, le projet s'est vue attribuer une aide de 1,7 M€ par le Fonds Unique Interministériel ;  la région Île-de-France, la Mairie de Paris et la région Pays de la Loire.

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