Doctorant.e

Virginie GRANDHOMME

Doctorante affiliée au CENS

Coordonnées

27 rue Du Paraguay 44 300 Nantes

Tél
09504428410664211453
Mail
Virginie.Grandhomme@univ-nantes.fr

Discipline(s)

Sociologie, démographie

Discipline(s) enseignée(s)

Sociologie

Thèmes de recherche

- Sociologie de l'engagement - Sociologie politique

Activités / CV

Grandhomme Virginie

27 rue du Paraguay, 44300 Nantes

Virginie.Grandhomme@univ-nantes.fr


Statut Actuel

Doctorante en sociologie membre du CENS - EA.3260.

Titre de la thèse : « Les nouvelles communautés de l'action politique, entre affirmation de soi, posture éthique et visée politique. Des actes individuels à la collectivisation des luttes. "

Directeur : M. Maresca, PU, Université de Nantes.

Titres universitaires- Diplômes

2004-06 : Master recherche « Le graffiti ou l'Hydre à deux têtes. Chronique de l'institutionnalisation d'une  pratique subversive. », Maresca S. (dir), Université de Nantes.            

2003-04 : Maîtrise « Je vous salie ma rue... Ethnographie du graffiti nantais. », Maresca S. et Lehmann B. (dir), Université de Nantes.           

2003-02 : Licence sociologie - Université de Nantes.

Anglais : Courant, lu, parlé, écrit.

Publications

GrandhommeVirginie (2013 à paraître), « De l'observation participante à la participation observante. Troubles méthodologiques en terrains politiques », Guionnet C., Rétif S. (dir), Les difficultés méthodologiques, PUR.

Grandhomme Virginie (2013 à paraître), « Les mobilisations politiques contestataires ou les marges intégrées du débat démocratique : le cas de la lutte anti-O.G.M. », La marge, PUR.

GrandhommeVirginie (2010), "Le théâtre militant d'Augusto Boal ou l'enjeu de la socialisation politique des groupes minoritaires", in Brasseur P., Gonzalez M. (dir), Authenticityand Legitimacy in Minority Theatre, Cambridge Scholars Publishing.

Participation à congrès, colloque et séminaire (non publié)<o:p></o:p>

2012 : « De l'observation participante à la participation observante. Troubles méthodologiques en terrains politiques. », Séminaire "Les difficultés méthodologiques comme données heuristiques", Centre de Recherche sur l'Action Politique en Europe, I.E.P Rennes.

2008 : « Le théâtre de l'opprimé : quand les « minorités » s'adonnent au plaisir politique de la subversion par le jeu. », Colloque international «Théâtre des minorités» - Université d'Avignon.

2006 : « Graffiti et recomposition de sens, l'espace public comme espace du public. », Séminaire « Populations à la rue/populations dans la rue » - MSH A. Guepin Nantes.

Participation à programme(s) de recherche

2013 : ANR Sombrero, « Les conséquences biographiques de l'engagement." 

Organisation d'activités scientifiques

2012 : Grandhomme Virginie, Delassalle Kévin, Masson Philippe, Journée d'étude(s) « Observer le politique », CENS, Université de Nantes.

2010 : Grandhomme Virginie, Meuret-Campfort Eve, Séminaire « Genres et militantismes. Activation différenciée des rapports sociaux de sexe dans les mobilisations collectives. », CENS, Université de Nantes.

2009: Grandhomme Virginie, Grollier Sébastien, Parodi Gabriela, Séminaire «Engagements politiques, perspectives individuelles et implications subjectives », CENS, Université de Nantes.

Activités d'enseignement

2011-12 : ATER - Département de sociologie - Université de Nantes - 96h/an.

Sociologie des Religions (L.2- C.M), Sociologie à travers les enquêtes empiriques (L.1- C.M), Stratification et mobilités sociales (L.1- T.D).

2010-11 : Chargée de cours - Sociologie politique (L.3 - C.M) - Département de sociologie - Université d'Angers- 24h/an.

2007-08 : Chargée de cours - Introduction au travail universitaire (L.1-T.D), Expression écrite et orale. (L.1- T.D) - Département sociologie - Université de Nantes -48h/an

2006-2013 : Direction de travaux de recherche et enseignements de sociologie générale - ARIFTS PONANTS - Rezé - 250h/an.

2006-07 : Tutorat (L.1- T.D) - Département sociologie - Université de Nantes - 20h/an

Promotion, valorisation et vulgarisation de la recherche

2013 : Écriture, réalisation et production des films documentaires de recherche « Je vous salis ma rue » et « En/quête de terrain(s). Ethnographie du graffiti » en collaboration avec le CNRS Image.

Coordination scientifique et administrative

2010-14 : Représentante suppléante au Conseil de laboratoire du C.E.N.S.

2010-11 : Représentante au bureau du C.E.N.S.

2008-09 : Représentante à la commission scientifique du C.E.N.S.


                                   

Informations complémentaires

Résumé de la thèse :

"Les nouvelles communautés de l'action politique, entre affirmation de soi, posture éthique et visée politique. Des actes individuels à la collectivisation des luttes."

Cette thèse se propose d'interroger les effets des récentes mutations dans les modes d'engagements politiques et plus particulièrement l'émergence d'espaces d'engagements alternatifs.

Partant du constat de la progressive perte de légitimité des lieux traditionnels de l'expression des luttes politiques (partis, syndicats, associations), il s'agit pour nous de réfléchir en terme dynamique ce qui nous apparaît être, moins un déclin des processus d'engagements, qu'une adaptation de ces derniers aux changements sociaux à la fois plus profonds et plus globaux qui caractérisent l'ère de la mondialisation.

Cette étude s'appuie sur l'investigation simultanée et comparée de plusieurs organisations politiques dites alternatives et/ou libertaires (réseaux d'Amap, réseaux de tontine, Promoteur/développeurs du logiciel libre, Graffeurs, Casseurs de pub, Décroissants, Désobéissants, Troupes de théâtre de l'opprimé) dans la Région des Pays de Loire. Afin d'asseoir et de renseigner notre démarche comparative, nous nous efforcerons de dépeindre d'un point de vue ethnographique les caractéristiques de chacun de ces espaces.

Cette double entrée méthodologique nous permettra par la suite d'interroger le caractère alternatif de ses organisations au-delà des objets et des moyens particuliers de leurs luttes. De fait, ces dernières partagent un certain nombre de caractéristiques organisationnelles communes (horizontalité, des/organisation, libre association, pensée-action, individualisme relationnel, activisme) qui fondent leur originalité politique, leur efficacité sociale et par voie de conséquence leur caractère subversif. Sur cette base, nous nous proposons de faire émerger un modèle d'analyse qui permettra d'expliquer aux niveaux structurel, organisationnel et individuel, ce qui fonde l'originalité politique de ces espaces.

 De fait, ces organisations sont le lieu d'une démarche politique réfléchie, organisée et actée par le bas. Elles incarnent et créent dans le même mouvement une manière radicalement nouvelle de s'engager politiquement tant individuellement que collectivement. Ainsi, au-delà de leur capacité à fonctionner sur la base de modèles organisationnels alternatifs, nous faisons l'hypothèse qu'elles sont aussi le lieu d'émergence d'une nouvelle forme de «  je politisé ». Au sein de ces groupes, les individus feraient une expérience plus directe de la citoyenneté via une démarche d'engagement fondée sur l'articulation systématique entre la réflexion politique et la traduction en actes de ses résultats.

Le plaisir politique, l'engagement librement consenti et  négocié, et la mise en place d'actions concrètes permettraient aux individus de passer du statut d'acteur social principalement institué, à celui d'un acteur social tout aussi instituant. Cette dernière proposition, nous amènera à discuter l'existence d'une « citoyenneté cumulative » qui articulent les formes démocratiques institutionnelles (par le haut), et celles mises en œuvre de manière autonome par les individus (par le bas).