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Doctorant
Résumé : La thèse porte sur les conflits du travail « à hégémonie féminine ». L'enquête s'intéresse ainsi à plusieurs mobilisations de ce type composées et dirigées par une majorité de femmes (ouvrières de l'habillement, salariées de la petite enfance) ; elle permettra de mieux comprendre comment ces actions collectives, parce qu'elles vont à contre sens des modèles sexués de la conflictualité au travail, mais aussi parce qu'elles participent de la mise en visibilité du travail des femmes, constituent des « lieux de travail du genre », c'est-à-dire des lieux privilégiés de questionnement, et éventuellement de remise en cause, des constructions sociales du « féminin » et du « masculin ». Par la mise en perspective de plusieurs « cas », analysés à l'aune de la sociologie du genre mais aussi de l'action collective et du travail, nous pourrons comprendre comment le genre « joue » dans et « est joué » par de telles mobilisations. Nous privilégions une approche socio-historique, fondée sur l'articulation d'archives syndicales, patronales, institutionnelles, etc. et d'entretiens avec les acteurs et actrices de ces conflits.
"Les grèves de Chantelle (1981 et 1994). Des femmes en lutte", in Jalabert (L.), Patillon (C.) (dir.), Mouvements ouvriers et crise industrielle dans les régions de l'Ouest atlantique des années 1960 à nos jours, PUR, Rennes, 2010.
« « Pas de Bébés à la consigne ! » Retour sur une mobilisation des personnels de crèches en 2010. », Journée d'étude « La prise en charge des jeunes enfants, un travail pénible ? Dénis, connaissances, reconnaissances, mobilisations », 11 octobre 2011, Maison des Sciences de l'Homme Ange-Guépin, Nantes.
2011/2012 : Co-organisation du séminaire "Genre et Classes Populaires", issu du groupe de travail doctoral du même nom, à Paris 1-Panthéon-Sorbonne.
2011 :
Intervention, avec Fanny Gallot, dans le séminaire « Genre, féminismes et mobilisations collectives », Master Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales (ex-ETT)-EHESS-ENS, EFiGiES, ENS-Jourdan : « Peut-on parler de féminisme ouvrier ? », 1er décembre 2011.
Participation au développement d'un réseau de recherche international « Classe, Genre, Travail de care » initié et porté par Marie Cartier (CENS, Université de Nantes) dans le cadre de son poste à l'Institut Universitaire de France.
Dans ce cadre, co-organisation, avec Marie Cartier et Marie-Hélène Lechien (GRESCO, Université de Limoges), de la journée d'étude « La prise en charge des jeunes enfants, un travail pénible ? Dénis, connaissances, reconnaissances, mobilisations », 11 octobre 2011, Maison des Sciences de l'Homme Ange-Guépin, Nantes.
Intervention au séminaire « Femmes au travail : questions de genre, XVe-XXe siècles » de l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine, Ecole Normale Supérieure, organisé par Martine Sonnet : « Travail, emploi, syndicalisme : le cas des ouvrières de l'usine de confection Chantelle de Saint-Herblain (1968-2005) », 5 avril 2011.
2010/2011 : Participation au groupe de travail « Genre et Classes Populaires », réunissant des doctorantes sociologues et historiennes autour de réflexions théoriques communes, de partage de ressources bibliographiques, de retour sur travail en cours, etc.
2010 : Organisation d'un séminaire (avec Virginie Grandhomme), « Genres et militantismes. Activation différenciée des rapports sociaux de sexe dans les mobilisations collectives. », CENS, Université de Nantes, 18 février 2010.
2009 : Intervention au séminaire « Chantier », « Les mobilisations collectives dans les secteurs d'emploi féminins. Deux cas nantais : les ouvrières de Chantelle et les infirmières de la Coordination. », CENS, Université de Nantes, 12 novembre 2009.
Responsabilités collectives:
2009-2011 : Représentante du collège des doctorants au Bureau et au Conseil de laboratoire du CENS.
2007-2010 : Présidente de l'association Fil en têtes (www.filentetes.com)
Cette association propose d'utiliser des outils méthodologiques ainsi que des questionnements et cadres d'analyses sociologiques pour créer des espaces d'échanges autour de la représentation du monde social et de ses acteurs. Ainsi, le regard sociologique se met au service d'une plus grande visibilité des chercheurs d'une part et d'une ouverture aux autres disciplines d'autre part. L'association organise des rencontres à l'Université et en dehors, entre étudiants et entre chercheurs et artistes du spectacle vivant.
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Mis à jour le 8 décembre 2011 par Eve MEURET-CAMPFORT
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