Intervenante : Laurence Vilaine, écrivain

Descriptif

Partir. Pour un avenir toujours, même si parfois c’est vers hier qu’on se tourne. Partir pour fuir, parce que la guerre, parce que la colère, parce que la peur. Pour une heure ou pour toujours, pour aller voir de quelle couleur l’herbe ailleurs. En claquant la porte, en courant, sur la pointe des pieds. Dans les pas de qui ? Partir de l’enfance, dans l’inconnu comme une flèche, sans savoir où et justement pour le savoir. Partir sous la contrainte, ou partir pour partir.

DépartsLa route, c’est la vie, écrit Jack Kerouac –  cet atelier propose d’explorer les départs sur cette route, quels qu’il soient, inventés, revisités, oubliés, à venir.

Comment ? À partir de textes empruntés à la littérature contemporaine et partagés à voix haute, par le biais de la fiction ou de l’autobiographie, les champs d’exploration seront multiples. L’atelier est un espace « où l’on fabrique ensemble », dans une salle, à une table, mais aussi dehors ; il « partira » de temps en temps dans la ville, en territoire connu ou non.

Les textes écrits en atelier feront l’objet d’un travail de réécriture : ils seront travaillés, malaxés, ciselés… en vue d’être réunis et publiés dans un recueil au terme de l’année universitaire.

>> Inscriptions lors du forum des ateliers, le 26 septembre 2017 de 18h à 20h au Pôle étudiant

Informations pratiques

  • Ouvert à tous, sans prérequis
  • Nombre de participants : 15
  • Lieu : Pôle étudiant, Campus Tertre
  • Semestres : 1 et 2
  • Séances : lundi soir 18h-20h

Présentation de l'artiste

Laurence Vilaine est écrivain. Le silence ne sera qu'un souvenir (Gaïa, 2011 / Prix des Grandes Écoles et ENS Cachan) est son premier roman, qui prête la parole aux exclus. La Grande Villa est son deuxième, un roman intime sur ces lieux qui nous habitent, sur le vertige de l’absence et l’écriture.

En parallèle de ses chantiers romanesques, Laurence Vilaine conduit des ateliers d’écriture et, au fil de ses résidences, développe des projets artistiques en lien avec le territoire qui l'accueille – à Alger notamment, elle prépare la création « J’entends des chants de femmes », une lecture polyphonique avec trois artistes algériennes.

Sa démarche et son écriture vont de pair, qui tentent de tracer un chemin pour écouter ce que dit et ce que cache le monde – le vaste qui nous entoure, et en retour, inévitablement, le sien, un peu enfoui, tout au fond.

Photo : crédit Gaël Le Ny