• Le 11 janvier 2016

Les chercheurs nantais du Laboratoire d’ingénierie ostéoarticulaire et dentaire (LIOAD - Université de Nantes / Inserm) ont mis au point en collaboration avec l’Institut des Matériaux de Nantes Jean Rouxel (IMN – Université de Nantes / CNRS) un biomatériau innovant, sous forme de mousse, permettant de réparer plus efficacement et rapidement les fractures osseuses.

Si la médecine régénérative a fait de gros progrès depuis plusieurs années, les pertes osseuses restent parfois difficiles à se résorber complètement. "Pour se réparer, nos os ont besoin d'un ciment, d'un "plâtre" composé de phosphate de calcium que l'on injecte au niveau de la fracture et qui permet de refabriquer du tissu osseux", explique Pierre Weiss, directeur du Laboratoire d'ingénierie ostéoarticulaire et dentaire (LIOAD). "Le problème c'est que ces ciments aujourd'hui utilisés ne garantissent pas le risque de refracture chez certains patients car il ne sont pas ou peu poreux et sont lentement remplacés par du tissu osseux." Pour y remédier, plusieurs travaux de recherche ont été menés à Nantes ces dernières années pour rendre ces ciments moins fragiles et encore plus résistants pour éviter tout risque de rechute.

  • Une solution bientôt appliquée chez l'Homme ?
Mais récemment les chercheurs nantais du LIOAD, laboratoire mondialement reconnu dans le domaine de la médecine régénérative, sont allés encore plus loin avec l'Institut des matériaux de Nantes Jean Rouxel (IMN) en mettant au point un ciment "macroporeux" sous la forme d'une mousse de ciment (mélange d'air à un hydrogel) permettant d'augmenter la quantité de pores dans le ciment ce qui devrait faciliter la régénération osseuse. "Grâce à ce nouveau ciment que l'on injecte, on doit permettre aux cellules situées autour de la fracture osseuses de mieux circuler en passant plus facilement d'un pore à l'autre et donc d'améliorer et accélérer la régénération des tissus osseux", souligne Pierre Weiss. Encore à l'étude à Nantes, si des financements le permettent, ce nouveau biomatériau innovant pourrait être testé dans les 5 prochaines années chez l'Homme et permettre à terme de réparer les fractures de vertèbres ou consolider d'autres fractures osseuses.


Partenaires

Le projet a été mené dans le cadre du programme de recherche régional Bioregos II