• Le 28 avril 2014

L’Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique (GeM) et le laboratoire Mer Molécules Santé (MMS) de l’Université de Nantes travaillent actuellement avec la société STX France Solutions à améliorer la fiabilité des futures éoliennes offshore. Les recherches menées dans le cadre du projet SURFFEOL (SURveillance et Fiabilité des Fondations d’EOLiennes) permettront, à terme, d’améliorer la durée de vie de ces structures.

L'éolien en mer est aujourd'hui une filière de plus en plus prometteuse et pourrait représenter 13 à 16 % de la consommation électrique de l'Union Européenne en 2030. L'émergence de cette nouvelle énergie marine renouvelable (EMR) est un enjeu d'avenir, notamment pour la Région des Pays de la Loire, deuxième potentiel de vent en Europe. Mais les éoliennes offshore actuelles sont-elles vraiment en capacité de supporter les contraintes et conditions parfois sévères du milieu marin ? Pour en être certains, une étude a été lancée en janvier 2014, financée par la Région des Pays de la Loire, pour mesurer concrètement "l'état de santé" des éoliennes actuelles et déterminer les facteurs de dégradation de leurs fondations pour les anticiper.

Associant partenaires académiques (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux) et partenaires industriels (STX France Solutions, Bureau Veritas), le projet intègre à la réflexion deux laboratoires de recherche de l'Université de Nantes, fortement impliquée sur la thématique "Mer" et sur les énergies marines renouvelables en particulier. La première phase du projet consistera dans les prochaines semaines à récolter des données en mer en s'appuyant sur les connaissances et compétences du Laboratoire Mer Molécules Santé (MMS) de l'Université de Nantes sur la faune et la flore marine. Les chercheurs de l'Université de Nantes mesureront en particulier la "bio-colonisation" des jackets et monopiles des éoliennes (structures métalliques constituant la base des éoliennes au fond de la mer).

Les données récoltées seront intégrées dans un deuxième temps dans des outils permettant d'évaluer la durée de vie et la fiabilité des éoliennes. Développées par l'Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique (GeM), laboratoire spécialiste des structures marines, ces solutions utiliseront des méthodes de calcul innovantes. Programmé pour une durée de 3 ans, le projet SURFFEOL a pour objectif "de permettre d'apporter aux développeurs de champs éoliens offshore une expertise leur permettant d'optimiser les coûts de maintenance et de fondation des éoliennes et d'en évaluer périodiquement la durée de vie", explique Franck Schoefs, professeur à l'Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique (GeM) et responsable du projet. Plus concrètement, le projet permettra également de mettre sur le marché des fondations intégrant des équipements de surveillance sur les futures éoliennes offshore.