• Le 09 janvier 2013

Le Laboratoire de GEnie des Procédés - Environnement – Agroalimentaire (GEPEA - UMR 6144 – Université de Nantes – CNRS - Oniris) met au point actuellement à Saint-Nazaire une plateforme de production industrielle de micro-algues, Energie Marine Renouvelable au potentiel très prometteur. Le projet à vocation internationale, mené en collaboration avec l’ensemble de la filière micro-algues en Pays de la Loire, permettra notamment, dans un futur proche, de produire en masse les biocarburants de 3e génération.

Les voitures rouleront-elles un jour aux algocarburants ou pourra t-on bientôt se chauffer avec des panneaux solaires à base d'algues ? Les énergies marines renouvelables, et particulièrement les micro-algues, s'affirment de plus en plus comme une des ressources les plus prometteuses. Elles sont aujourd'hui régulièrement utilisées dans le domaine de la nutrition, de la cosmétique, ou encore de la santé, mais ces ressources, encore trop gourmandes, peinent à pouvoir être pleinement exploitées à grande échelle.

  • Vers la production en masse d'agrocarburant
Précurseur et spécialiste mondialement reconnu sur la thématique des micro-algues, le Laboratoire de GEnie des Procédés - Environnement - Agroalimentaire (GEPEA) s'est donc lancé dans le projet (Defi-µAlg) destiné à démontrer la faisabilité de produire des micro-algues en masse, à une taille suffisamment importante et sur une durée suffisamment longue pour être utilisées. Un passage à l'échelle industrielle qui permettrait d'ouvrir de nouvelles applications, notamment la production de biocarburant de 3e génération (algocarburant) actuellement encore au stade du laboratoire. D'autres secteurs pourraient également, dans un futur proche, profiter de cette évolution (production alimentaire, chimie verte, applications environnementales de dépollution, autres vecteurs énergétiques type biodiesel ou biogaz).

  • Un premier prototype français de capteurs solaires à base de micro-algues
En parallèle, le laboratoire GEPEA réfléchit également à la culture des micro-algues. Une équipe de recherche s'est associée en 2012 à un cabinet d'architecture international (X-TU Architects) avec qui elle développe le premier prototype français de capteurs solaires à base de micro-algues. Ce nouveau système devrait notamment permettre de réduire de plus de 40% les coûts d'exploitation par rapport aux systèmes de cultures classiques sous serres horizontales et de produire potentiellement plus de 30 tonnes de biomasse (énergie d'origine végétale). Les "biofaçades" pourraient, à l'avenir, venir couvrir les façades de bâtiments neufs ou en réhabilitation, programmes de logements, bureaux, commerces, ou encore sites industriels. Un pilote sera bientôt mis en place sur les toits du campus de Gavy, à Saint-Nazaire.

  • Mer-Littoral : un axe fort de l'Université de Nantes
Plus globalement, l'Université de Nantes s'implique fortement sur la thématique Mer-Littoral à travers la participation active de ses laboratoires et de ses chercheurs à de nombreux programmes de recherche, infrastructures de recherche ou clusters :