• Le 05 décembre 2017

Un collectif occupe, depuis bientôt 15 jours, une dizaine de salles de cours au rez-de-jardin du bâtiment Censive sur le campus du Tertre afin d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation des mineurs étrangers isolés.
Une discussion sur cette occupation s’est tout de suite engagée et il a été décidé qu’un temps était nécessaire pour appréhender au mieux la situation réelle des migrants dans les locaux de l’université et trouver des solutions collectives.

Dimanche 26 novembre, une partie des personnes engagées dans ce mouvement a décidé d’occuper, en sus, le château du Tertre.
Contrairement à la Censive, l’Université de Nantes a demandé, dès le lendemain, une libération immédiate de ce bâtiment. Ce lieu présente en effet un état de dégradation avancé, notamment au niveau des planchers. En outre, il n’y a ni d’eau, ni chauffage. C’est la raison pour laquelle des travaux importants devaient démarrer dès aujourd’hui.
Ce bâtiment a, depuis, accueilli des soirées festives avec l’usage de fumigènes et l’introduction d’alcool.

Une double démarche a été engagée par rapport à cette situation :
Une demande de libération immédiate du château, celui-ci accueillant des revendications très larges visant l’accomplissement d’idéaux politiques qui dépassent largement la cause des migrants.
Une attitude tolérante quant à l’occupation d’une partie du rez-de-jardin de la Censive, un rôle de médiation avec les collectivités locales et l’État ainsi qu’un effort quant à l’accompagnement des migrants dans le cadre des missions de formation et de recherche dévolues à l’Université.
Cette position a été rappelée dans un mail aux personnels de l’université mercredi 29 novembre et à l’occasion d’une visite aux occupants suivie d’une conférence de presse vendredi 1er décembre (lire la déclaration du président du vendredi 1er décembre 2017).

Depuis mercredi dernier, une procédure juridictionnelle est lancée. Le Tribunal Administratif de Nantes vient de rendre son ordonnance cet après-midi. Elle dit très clairement que toutes les personnes occupant sans autorisation les locaux de l’Université de Nantes doivent quitter immédiatement les lieux. Dans le cas contraire, elle permet à l’Université de Nantes d’avoir recours à la force publique.

Si le château n’est pas libéré dans les plus brefs délais, je demanderai l’appui des forces de l’ordre pour faire respecter cette décision de justice, déclare Olivier Laboux, Président de l’Université de Nantes. Je demanderai dans le même temps que les locaux actuellement occupés en Censive ne soient pas concernés, pour le moment, par cette évacuation. Je rappelle, enfin, que nous souhaitons qu’une réunion avec les acteurs institutionnels présents à Nantes se tienne dans les plus brefs délais afin qu’une réponse collective soit trouvée.