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Profils d'anciens étudiants en Philosophie

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Marie-Pierre Tachet

Métier actuel : Conseillère Principale d'éducation


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
J'avais beaucoup aimé cette matière en terminale, j'avais envie d'en savoir plus, d'approfondir.

  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
Après ma maîtrise d'éducation, j'ai passé des concours administratifs. J'en ai réussi deux : aux Affaires Etrangères et dans l'Education Nationale. J'ai choisi d'être Conseillère Principale d'éducation (CPE) par intérêt pour l'éducation et la pédagogie.

  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
Mes études philosophiques m'ont permis d'acquérir des connaissances importantes pour réussir les concours administratifs, et surtout des compétences en matière de rédaction et d'analyse de situation.  Aujourd'hui j'apprécie aussi beaucoup que la philosophie m'ait permis de développer ma tolérance et mon esprit critique, deux qualités essentielles de mon métier.

  • Comment avez-vous vécu votre entrée à l'université ?
J'ai adoré !

  • Dans votre licence de philosophie, avez-vous suivi des options ou des parcours spécifiques (type « philosophie parcours  musique », options de langue) ? Cela vous a-t-il été utile ?
Je n'ai pas suivi de parcours spécifique, mais j'ai obtenu une licence d'allemand en parallèle de ma maîtrise de philosophie.

  • La recherche en philosophie vous a-t-elle intéressée (master, thèse) ?
J'ai beaucoup aimé la rédaction de mon mémoire de maîtrise (obtenue en 2003 avant le LMD) et j'ai regretté de ne pouvoir continuer plus longtemps mes études.

Marion Michaud

Métier actuel : Chargée de mission pour le Fonds Social Européen


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
Avant tout, le goût pour cette discipline, plus tard le désir d'enseigner cette matière.

  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
Après deux tentatives infructueuses aux concours du capes et de l'agrégation, j'ai envisagé une réorientation vers les concours administratifs. Ceux-ci m'offraient en effet la possibilité de demeurer dans le secteur public, de suivre une formation rémunérée et d'obtenir un emploi rapidement. J'ai choisi de présenter deux concours (Institut Régional d'Administration et attaché territorial) dont les coefficients en culture générale étaient importants. Ainsi, les compétences acquises pendant mon cursus en sciences humaines pouvaient être un atout. En outre, les concours généralistes de catégorie A donnent accès à des carrières variées tant du point de vue de l'administration d'accueil que du point de vue des postes à pourvoir. J'y voyais la possibilité d'évoluer au gré de mes envies ainsi qu'une garantie contre la lassitude. Pour m'aider à acquérir un socle de connaissances minimal en droit, en économie et en finances publiques, j'ai suivi la préparation dispensée par l'Institut de Préparation à l'Administration Générale de Nantes. Après quelques mois, j'ai été reçue à l'Institut Régional d'Administration de Nantes. Un an plus tard, après une formation alternant cours et stages en administration, j'obtenais un poste de chargée de mission pour le Fonds Social Européen au ministère du Travail. Mon travail consiste à attribuer des crédits européens à des projets qui oeuvrent pour l'insertion professionnelle des publics éloignés de l'emploi (jeunes, femmes, handicapés, détenus, seniors, etc). C'est un poste qui concilie autonomie et travail en équipe, droit et finances, politiques sociales et contrôles de fonds publics.

  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
De mes études en philosophie, je retiens tout d'abord une culture générale solide et étendue à différents domaines (sciences, arts, religions, sociologie, histoire, politique) et une vive curiosité intellectuelle.

Je retiens ensuite une culture du doute et de la remise en question que l'on peut sans doute appeler rigueur intellectuelle. A cela s'ajoute une aptitude à la méthode et à l'organisation.

Je retiens enfin une aisance à exposer mes idées tant à l'écrit qu'à l'oral.

Ces trois qualités ont l'avantage d'être utiles tant pour obtenir un emploi que pour s'y maintenir.

  • Comment avez-vous vécu votre entrée à l'université ?
J'étais ravie de pouvoir me consacrer entièrement à la discipline qui m'était chère. J'étais convaincue qu'en faisant des études qui me plaisaient, je pourrais exercer un métier qui me plairait aussi, même si à l'époque, j'ignorais tout du métier que j'exerce aujourd'hui et que je ne me voyais pas autrement que professeur.

  • Dans votre licence de philosophie, avez-vous suivi des options ou des parcours spécifiques (type « philosophie parcours  musique », options de langue) ? Cela vous a-t-il été utile ?
Pour l'agrégation, j'ai choisi de présenter l'épreuve de latin. Je reconnais que je n'ai pas souvent l'occasion de recourir au latin dans mon travail au quotidien en dehors de l'utilité qu'on lui trouve habituellement pour l'orthographe et la culture générale.

  • La recherche en philosophie vous a-t-elle intéressée (master, thèse) ?
J'ai choisi de passer les concours tout de suite après ma maîtrise parce que je pensais que c'était le meilleur moment pour se consacrer à ce type d'exercice (temps et énergie disponibles pour cela, soutien financier de la famille), remettant le projet (éventuel) de recherche à plus tard. Depuis ma réorientation vers une carrière administrative, j'ai mis cette possibilité de côté, mais je ne l'écarte pas définitivement. Aujourd'hui, je collabore, à ma très modeste échelle, à un travail de réédition de l'auteur sur lequel j'ai fait mon mémoire de maîtrise. Cette opportunité est tout à fait fortuite, mais elle prouve que rien n'est définitivement clos.

Vincent Cardona

Métier actuel : Réalisateur


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
Il y avait un certain nombre de philosophes que je n'avais pas eu le temps de lire en prépa et je craignais un peu de ne pas avoir le courage de le faire sérieusement si j'arrêtais la philo.

  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
La deuxième année de Master 2, j'ai passé le concours de la Fémis. Cette école dure 4 ans et m'a donné accès, à travers sa formation et quelques rencontres décisives, aux métiers du cinéma.

  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
Ce que je retiens de mes études philosophiques c'est le sentiment extatique et fugace de, parfois, comprendre. Cette sensation d'être intellectuellement bousculé, de ne pas sortir indemne d'une lecture.

Ce qui a pu m'être particulièrement utile c'est un certain rapport à la culture, une forme de gourmandise détachée, comme si tout, dès lors, servait à nourrir une pensée élastique, en devenir, en appétit.

Matthieu Raballand

Métier actuel : Conseiller formation


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
Les cours de philosophie du lycée me laissaient penser que des études en philosophie m'épanouiront. Je suis entré en L1 en 2002.
  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
J'ai poussé les études de philosophie jusqu'au M1. Ensuite j'ai préparé le CAFEP de philosophie pendant 1 an. Cette année a été très difficile à passer : c'est comme une année de prépa aux grandes écoles, la solitude en plus. Si les sujets de réflexion abordés lors de cette année de préparation m'ont beaucoup apporté, en revanche les conditions d'étude m'ont été très éprouvantes. Ce qui m'a fait persévérer, c'est l'amour de la philosophie, et quelques très bonnes rencontres.

Bien que n'ayant pas décroché le concours, les résultats encourageants m'ont poussé à rester dans la voie de la philosophie. L'année suivante, j'ai donc commencé les remplacements en lycée général ainsi que les cours particuliers, avec l'objectif de poursuivre en parallèle la préparation du concours. De fait, les obligations professionnelles quotidiennes ont très vite pris le dessus sur les temps de préparation, et le niveau de compétence nécessaire pour se présenter au concours était inversement proportionnel au niveau de compétence requis pour « faire la classe ».

Si j'aime la philosophie plus que tout, l'enseigner en lycée n'est pas philosopher. En effet, sauf la préparation des cours, les temps de philosophie sont forts réduits en lycée ; et bien qu'il faille être très philosophe pour faire la classe, ce n'est pas là qu'on philosophe ! J'ai donc décidé de compléter mon M1 de philosophie par un M2 professionnel de sciences de l'éducation et de la formation. Il s'agissait pour moi de passer des études « loisir » aux études « professionnalisantes » en moins d'un an, en m'appuyant au maximum sur mon expérience d'alors, afin de gagner un salaire correct. J'ai suivi le Master 2 FFAST à l'université de Nantes dans lequel un stage en entreprise est obligatoire. J'ai été diplômé en juin ; en août j'ai trouvé le poste que j'occupe actuellement.

Je suis aujourd'hui conseiller en formation en CDI au sein d'un Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA).
  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
Si les conditions d'exercice professionnel de la philosophie proposées par l'Université - à savoir son enseignement en lycée ou classes préparatoires - ne me convenaient finalement pas, la philosophie elle-même, en tant que discipline universitaire m'a beaucoup enrichi et épanoui. J'ai appris à lire, à analyser, à comprendre, à penser, à argumenter, à écrire, à répondre, à m'engager dans une position.
L'esprit d'analyse, l'expression écrite structurée, et l'intelligence du sens sont des qualités développées lors des études de philosophie, très appréciées dans le monde professionnel.

Je continue toujours à lire quelques auteurs, stylo à la main, afin d'entretenir mon esprit « philosophe ».
  • Dans votre licence de philosophie, avez-vous suivi des options ou des parcours spécifiques (type « philosophie parcours  musique », options de langue) ? Cela vous a-t-il été utile ?
J'ai suivi le parcours musique ; j'ai commencé l'étude et la pratique de la musique à cette époque et continue toujours

Sophie Pecaud

Métier actuel : Formatrice-consultante / Doctorante


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
Après une terminale littéraire et 7h de philosophie par semaine, j'avais le sentiment de n'avoir pu qu'effleurer un domaine du savoir qui me semblait infiniment riche et stimulant... J'ai voulu continuer... C'était en 2002 ; aujourd'hui, je suis en troisième année de thèse à Paris 1 !
  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
Avant de commencer ma thèse, j'ai décidé de me professionnaliser en consacrant une année à un master 2 de sciences de l'éducation spécialisé dans la formation des adultes (http://www.univ-nantes.fr/M2FFAST/0/fiche___formation/&RH=FORIN). Je voulais continuer mes études de philosophie, mais je savais aussi que je n'avais que très peu de chances d'être recrutée à l'université ou au CNRS à l'issue de ma soutenance de thèse. J'ai donc fait ce choix que je ne regrette pas : à peine trois mois après avoir terminé ce deuxième master 2, j'étais recrutée comme chargée d'études en ingénierie de formation dans un organisme parapublic, et ce directement en CDI ! Dix-huit mois plus tard, j'ai démissionné afin de garder plus de temps pour ma recherche : je travaille aujourd'hui à la mission, environ l'équivalent d'un mi-temps. Mener de front thèse et activité professionnelle n'est pas facile tous les jours, mais c'est un immense confort d'avoir d'ores et déjà répondu à la question de l'« après » qui taraude beaucoup de doctorants, et les empêche de profiter pleinement de ces années de formation intellectuelle extrêmement stimulantes...
  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
De manière très générale (et sans doute un peu banale), je retiendrais la capacité à prendre du recul et à s'interroger sur le sens de ce que l'on fait. S'il existe des praticiens réflexifs, comme on dit dans les sciences de l'éducation, ce sont bien les philosophes !
  • Comment avez-vous vécu votre entrée à l'université ?
Merveilleusement bien. Dans ma promotion, nous étions environ une cinquantaine d'étudiants présents, pour 90 inscrits. Le contact avec les autres étudiants et avec le corps enseignant était donc très facile et très naturel. Je ne suis jamais sentie « perdue » comme l'ont pu être mes camarades de lycée qui ont fait des études de droit ou de médecine...
  • Dans votre licence de philosophie, avez-vous suivi des options ou des parcours spécifiques (type « philosophie parcours  musique », options de langue) ? Cela vous a-t-il été utile ?
J'ai suivi le parcours musique dans son intégralité. Après quelques hésitations en début de master 1, j'ai décidé de me spécialiser dans une autre branche que la philosophie de la musique, mais j'ai tout de même fait fructifier les compétences acquises durant mes années de licence dans des activités bénévoles : j'ai écrit pendant trois ans pour le webzine culturel nantais Fragil (http://www.fragil.org/), dont j'ai également dirigé la rubrique musique pendant deux ans. J'ai même pigé quelquefois pour Chronic'art !
  • La recherche en philosophie vous a-t-elle intéressée (master, thèse) ?
Oui ! Se plonger entièrement dans un corpus, prendre le temps de s'en imprégner, de se l'approprier pour ensuite restituer ce que l'on en a compris (ou croit en avoir compris...) est infiniment plus satisfaisant que l'étude forcément partielle et fragmentaire des auteurs et des œuvres que l'on fait en licence... Mais c'est un passage obligé !

Emmanuel Parent

Métier actuel : Chargé d'étude, pôle régional musiques actuelles


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie ?
J'ai suivi un ami. Je voulais faire histoire. L'intérêt pour la spéculation en général.
  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
Face au manque de visibilité d'une carrière d'enseignement,  j'ai choisi de tenter de m'insérer dans le secteur de l'édition universitaire. Suite à 6 mois de stage aux Presses universitaires de Rennes, j'ai monté une entreprise de PAO (mise en page) en sous-traitance pour les PUR. Ce qui m'a permis de financer un doctorat d'anthropologie à l'EHESS (2004-2009), aux cotés de vacations d'enseignement et de missions dans le secteur culturel (DRAC).
  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
Une certaine confiance en soi, une vision d'ensemble des sciences humaines, une culture générale poussée, une aisance rédactionnelle, certaines amitiés intellectuelles durables.
  • Comment avez-vous vécu votre entrée à l'université ?
Plutôt bien. Les cours étaient très bons dans l'ensemble, très stimulants intellectuellement. Même si j'ai quelques  réserves par rapport à certains enseignants, j'ai pris  beaucoup de plaisir dans ces études.
  • Dans votre licence de philosophie, avez-vous suivi des options ou des parcours spécifiques (type « philosophie parcours  musique », options de langue) ? Cela vous a-t-il été utile ?
Option musique. Cela a été déterminant, puisque que j'ai réalisé une thèse d'anthropologie de la musique et je me suis orienté dans le secteur des politiques culturelles musicales au niveau de la Région Pays de la Loire.
  • La recherche en philosophie vous a-t-elle intéressée (master, thèse) ?
Je n'ai fait qu'une maîtrise en philosophie, mais cela m'a intéressé, même si elle était appliqué (esthétique du jazz).

Marc Harpon

Métier actuel : Professeur (PLP) d'Anglais-Lettres


  • Qu'est-ce qui vous a décidé à choisir une licence philosophie
Il me semblait naturel d'étudier la philosophie, étant donné que cette discipline avait fait partie de ma vie dès avant la classe de terminale, avec la lecture précoce de quelques œuvres de Marx et de Freud.
  • Parlez-nous de votre insertion professionnelle après vos études...
J'ai exercé comme professeur contractuel de philosophie dans l'Académie de la Martinique, puis, j'ai choisi de privilégier la sécurité plutôt que mes goûts personnels et j'ai passé et obtenu (classé sixième) le CAPLP Anglais-Lettres, à l'époque où on pouvait encore s'y présenter en étant titulaire d'une licence dans n'importe quelle discipline.
  • Que retenez-vous  de vos études philosophiques ? Qu'est-ce qui a pu vous être particulièrement utile dans votre parcours professionnel ?
Il m'est difficile de faire un choix dans la mesure où tout ce que j'ai pu étudier me sert quotidiennement dans mes lectures et dans mes activités de blogueur. Par exemple, la découverte du « marxisme analytique », faite quand je préparais mon mémoire de première année de Master, me permet aujourd'hui de lire les quelques économistes, sociologues et philosophes marxistes qu'il reste dans le monde anglo-saxon et de les faire découvrir aux lecteurs de mon blog. 
  • Comment avez-vous vécu votre entrée à l'université ?
J'ai eu quelques difficultés à m'initier à la logique formelle, dans la mesure où, venant de classes préparatoires, j'avais du retard en ce domaine par rapport aux autres étudiants.
  • Décrivez-nous en quelques mots votre métier d'enseignant dans le secondaire.
J'enseigne l'anglais mais je suis censé être bivalent et pouvoir donner des cours de français également. Je suis face à des élèves qui vont de la troisième (troisième « DP » : découverte professionnelle) à la Terminale, issus majoritairement de filières tertaires.
  • Vous conseillez votre métier aux étudiants actuels de philosophie ?
Absolument.

Mis à jour le 31 août 2016 par Grégory CRINE