Vous êtes ici : Accueil université > La recherche > Actualités

Recherche / Culture scientifique

Energies renouvelables : deux programmes de recherche innovants développés au Laboratoire de Thermocinétique

A- A+ Aa

28 avril 2010

Une équipe de recherche du Laboratoire de Thermocinétique développe actuellement deux programmes de recherche innovants, dont l’un en collaboration avec l’Institut des Matériaux de Nantes (IMN), autour des énergies renouvelables. Objectif : améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments pour le premier et développer les capteurs photovoltaïques de demain pour le second.


Ecoutez l'interview de Jalil Lahmar réalisée par Graffiti urban radio


télécharger ce mp3 | ajouter à votre site


Ecoutez l'interview de Jalil Lahmar dans le cadre de l'émission "Le Labo des savoirs" diffusée sur PRUN'


télécharger ce mp3 | ajouter à votre site


L'Université de Nantes innove dans le domaine des énergies renouvelables. Depuis plus d'un an, le Laboratoire de Thermocinétique (UMR CNRS 6607 - Axe couches minces) travaille sur leur future utilisation en s'appuyant ses recherches sur les couches minces, de fines pellicules de matériaux aux propriétés particulières. "Les couches minces donnent de nouvelles perspectives. Elles ont l'avantage d'être à la fois durables et facilement miniaturalisables", explique Jalil Lahmar, membre associé du laboratoire de thermocinétique.

Un premier programme de recherche, CAPINNOV, a été lancé en 2009, avec pour objectif la mise au point de capteurs thermiques de température miniatures. Destiné à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, le programme permet aujourd'hui "d'avoir des couches d'une sensibilité accrue aux températures avec un coût de fabrication moindre pour une production en série. C'est un projet qui intéresse déjà fortement beaucoup d'industriels dans le secteur du bâtiment", explique le professeur Jalil Lahmar.

En parallèle, le laboratoire développe également, depuis janvier 2009, un second programme de recherche basé sur les cellules photovoltaïques, toujours à partir de couches minces. Développé à l'IUT de La Roche-sur-Yon, en collaboration avec l'équipe du professeur Thien Phap N'Guyen de l'Institut des Matériaux de Nantes Jean Rouxel (IMN), le programme met au point une nouvelle génération de capteurs solaires plus durables et toujours plus petits. "Nous sommes aujourd'hui capables de fabriquer des capteurs ne dépassant pas le micro (0,001 millimètre) et présentant l'avantage d'avoir un coefficient d'absorption très élevé qui permet d'atteindre un bon rendement", souligne Jalil Lahmar. "Les paramètres de marche sont acquis. Le projet est à présent opérationnel."

Le laboratoire travaille aujourd'hui à une application de sa recherche pour ces deux programmes auprès d'industriels. "C'est important de sortir de la recherche pour aller vers de l'applicatif. Cela donne un sens à nos travaux. L'intérêt et la demande d'industriels sur nos travaux de recherche est croissante."

Fin avril, la Fondation Océan Vital, créée par le skipper Raphaël Dinelli et impliquée dans les problématiques des énergies renouvelables, s'est rendue à l'IUT de la Roche-sur-Yon. "Notre objectif est de trouver des partenariats avec la recherche fondamentale car nous ne développons qu'une recherche appliquée", explique Bernard Elineau, secrétaire général de Fondation Océan Vital. "Dans le domaine du photovoltaïque, les compétences de l'Université de Nantes, et de l'IUT de la Roche-sur-Yon en particulier est intéressante. La recherche a une place très importante dans nos applications industrielles."

(1) Une thèse est actuellement mené par Boussedd Azerou, co-encadré par Bertrand Garnier (CR HDR)

(2) Une autre thèse en lien avec le Pr Nguyen est prévue pour la rentrée prochaine


Mis à jour le 4 janvier 2011 par Julien PATRON